L'Ebola est finalement une « urgence mondiale » selon l'OMS

Santé le par Alexandra Legrand

Il y a un an, l’épidémie d’Ebola avait fait des milliers de victimes en RDC. Il y a un mois, alors que l’épidémie continuait de sévir, l’OMS avait cependant affirmé que la situation restait sous contrôle, et qu’il n’y avait rien à craindre. Aujourd’hui, l’organisme a changé de refrain, décrétant finalement l’épidémie d’« urgence sanitaire mondiale », avec dix nouveaux cas par jour. La situation est telle que depuis le mois de janvier, les autorités locales et les organismes de santé n’arrivent plus à gérer la situation.

L’épidémie devient incontrôlable

L'Ebola est finalement une « urgence mondiale » selon l'OMS

Beaucoup estime que si la situation est devenue aussi grave, c’est parce que l’OMS a réagi beaucoup trop tard. « La réaction de l’OMS vient en retard, vient une année après. Si l’OMS avait pris cette décision avant, l’Ebola serait peut-être éradiqué », estime Kizito Bin Hang, le président de la localité de Beni, une des villes où l’Ebola a fait de très nombreuses victimes.
Kizito Bin Hang souhaite que les pays également menacés par l’épidémie, notamment l’Ouganda, se mobilisent et se serrent les coudes pour éradiquer la maladie et surtout l’insécurité qui est la principale responsable de la maladie. Il s’est aussi déclaré 100 % motivé pour « venir en appui à l’État congolais afin d’éradiquer définitivement cette maladie ».

Les missions de L’OMS deviennent difficiles

Actuellement, les missions du personnel de l’OMS sont devenues plus compliquées à mettre en œuvre, car la majorité des personnes en contact avec les malades s’empressent de prendre la fuite alors que la plupart sont contaminés. Pour l’instant, la meilleure solution est de sensibiliser la population sur l’importance de se faire vacciner le plus vite possible, notamment les personnes qui ont été en contact avec les malades. Ce n’est cependant pas gagner, car beaucoup refusent de se rendre dans les soins de santé, parce qu’ils ont peur de se faire contaminer. Dans certaines régions, les volontaires de l’OMS ne peuvent venir en aide aux malades, car ils se font attaquer par les locaux.