La nourriture ultra-transformée est mauvaise pour la santé

Santé le par Alexandra Legrand

Selon une nouvelle étude menée par les chercheurs de l’INSERM, de l’Université Paris 13 et de l’Inra, les aliments industriels ultra-transformés augmenteraient les risques de maladies cardio-vasculaires ainsi que la prise de poids. Or de nos jours, ce type de nourriture est très prisé et consommé à travers le monde.

Une nourriture recomposée et faible en valeur nutritive

Qualifiée de « fakefood » ou de « nourriture dénaturée », la nourriture ultra-transformée représente une grande partie des apports énergétiques dans le monde, notamment dans les pays occidentaux. Pourtant, ces aliments sont de faible qualité nutritionnelle et contiennent une quantité importante d’additifs alimentaires et de composés néoformés.

La nourriture ultra-transformée est mauvaise pour la santé

Cette étude publiée dans les revues scientifiques internationales a démontré que l’association de ces composants dans les aliments industriels accroît considérablement l’obésité, l’hypertension artérielle, le surpoids et la dyslipidémie. Des expériences sur les animaux suggèrent aussi de potentiels effets cancérogènes. Environ 2 228 cas de cancers causés par les aliments ultra-transformés ont été d’ailleurs validés.

Vous avez déjà peut-être entendu parler des ingrédients utilisés ? Ce qui est sûr c’est qu’ils ne sont pas présents dans vos cuisines. Voici trois exemples courants :

  • la maltodextrine qui est un sucre provenant de l’hydrolyse de l’amidon ou d’une fécule
  • Les protéines hydrolysées qui sont des exhausteurs de saveur
  • Les caséinates qui sont des agents texturants et émulsifiants issus des protéines de lait

Lancement d’un nouveau programme d’additifs alimentaires

Cette étude sur la nourriture ultra-transformée devrait être prise au sérieux. Elle se présente comme une première piste d’investigation qui doit être confirmée par les autres populations d’étude, car le lien de cause à effet reste encore à démontrer.

De nos jours, l’équipe de recherche delance un nouveau programme concernant les additifs alimentaires. L’objectif est d’évaluer les expositions alimentaires et d’étudier leurs effets secondaires sur la santé afin de détecter les maladies chroniques qu’ils engendrent. Les chercheurs évalueront précisément l’exposition alimentaire dans le groupe NutriNet-Santé, les médicaments et les compléments alimentaires. L’affaire est donc à suivre de très près.