E-santé : un outil efficace pour combattre l'addiction ?

Santé le par Alexandra Legrand

Tous les ans, le taux de personnes qui s’enivrent de produits psycho actifs augmente. Cela entraîne de graves conséquences malgré le fait que l’État et l’assurance maladie dépensent à peu près 20 milliards d’euros pour prévenir et prendre en charge les dépendances. D’après un rapport remis ce mardi 14 mai à la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca), l’e-santé serait un remède efficace contre les addictions de jeux, de tabac et l’alcool et autres addictions.

Comment l’e-santé pourrait nous sauver ?

Selon le Pr Michel Reynaud, co-auteur du rapport pour la Mildeca, l’usage fréquent des applications mobiles, des réseaux sociaux d’entraide, ainsi que la téléconsultation devrait avoir un impact positif et diminuer « le fossé majeur entre le nombre de personnes atteintes d’addictions et le nombre de patients traités ».


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Le Pr Michel Reynaud soutien que l’e-santé facilite le contact avec un interlocuteur qui pourra aider le patient. Depuis le repérage jusqu’au traitement proprement dit, l’e-addictologie va « révolutionner les prises en charge des conduites addictives » puisque les dispositifs de soins sont vraiment insuffisants pour traiter le mal et vis-à-vis des besoins ».

Les bienfaits des échanges… à distance

Souvent, l’addiction est perçue comme « […] des pathologies souvent honteuses que les gens ont du mal à s’avouer dans une société qui a tendance à considérer, en tout cas pour les substances licites, qu’il est normal de consommer, même de surconsommer ». Résultat : les personnes qui en souffrent sont gênées à l’idée de consulter un médecin.

L’e-santé présente l’avantage de proposer un suivi et un traitement « à distance »    par le biais d’applications mobiles, d’objets connectés… L’efficacité de la méthode repose sur le fait que comme le patient se sent plus en confiance, moins mal à l’aise, car il n’est pas face au spécialiste qui le traite, donc il ne se sent pas jugé. Ce n’est que vers la dernière étape que la prise en charge médicalisée aura lieu.

Voici quelques sites et services vivement recommandés par le Pr Michel Reynaud : Mois sans tabac, Joueurs Inf Service ou encore Filsantejeunes.