Les voyages dans l’espace ne sont pas sans conséquences sur le cerveau

Santé le par Alexandra Legrand

Souvent quand on pense aux voyages spatiaux, on imagine que ce sont surtout les radiations spatiales qui présentent des risques pour la santé. Mais ce n’est apparemment pas tout, car des chercheurs affirment que voyager dans l’espace serait surtout à risque pour le cerveau. Détails !

Des scientifiques ont étudié la question

Pour comprendre les conséquences des voyages spatiaux sur le cerveau, des travaux ont été menés par le Professeur Peter Zu Eulenburg, neurologue à L’université Louis-et-Maximilien de Munich (LMU), en collaboration avec des collègues de l’université d’Anvers.

Les voyages dans l’espace ne sont pas sans conséquences sur le cerveau


L’étude a été réalisée sur 10 cosmonautes russes qui ont passé en moyenne 189 jours à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS). Les chercheurs ont utilisé une IRM pour analyser le cerveau des cosmonautes avant, puis après leur voyage spatial. Ils n’ont alors constaté des changements dans les volumes des trois principaux différents tissus cérébraux que quelques mois plus tard.

Quelles conséquences sur le cerveau ?

Dans le cerveau, il y a ce qu’on appelle la substance blanche (les parties du cerveau principalement constituées de fibres nerveuses). Les chercheurs ont constaté que cette dernière ne change pas après le retour sur Terre des cosmonautes. Mais au bout de six mois, ils ont découvert une réduction généralisée du volume par rapport aux deux mesures précédentes

Il se trouve que lors des voyages spatiaux, le volume de la substance blanche est remplacé petit à petit par un afflux de liquide céphalorachidien. De retour sur Terre c’est le cas contraire qui se produit, comme le prouve les recherches menées par le Professeur Peter Zu Eulenburg.

« Pris ensemble, nos résultats suggèrent des changements prolongés dans la circulation du liquide céphalo-rachidien sur une période d’au moins sept mois après le retour sur Terre », a expliqué le professeur. Les recherches continuent pour essayer cette fois-ci de comprendre si ce phénomène représente un risque pour santé.