Comment choisir la bonne assurance dépendance

Mutuelle le par La Rédaction

La dépendance : 8 Français sur 10 se sentent concernés

Au 1er janvier 2015, on dénombre 12,2 millions de personnes de plus de 65 ans en France, soit 18,4 %. Six millions de personnes dépassent l’âge de 75 ans, un nombre qui se verra hausser de 50 % d’ici 2025. On note que l’âge moyen d’entrée en dépendance est de 78 ans chez les hommes et 84 ans chez les femmes, or, la dépendance se fait sentir bien plus tôt…

Comment choisir la bonne assurance dépendance

Actuellement, il y a 1,2 millions de personnes âgées dépendantes en France, soit 1,8 %. Le ministère de la santé estime que d’ici 2040, la population dépendante sera comprise entre 1,7 et 2,2 millions de personnes, soit un pourcentage de 2,4 à 3,1 %. C’est une augmentation de 500 000 à un million de personnes âgées dépendantes, soit une hausse de 47 à 89 % !

Ce développement inquiète l’État et les aides publiques. En 2012, 8,3 milliards d’euros ont été accordés aux soins de longue durée aux personnes âgées en établissement. Les dépenses pour les soins à domicile ont atteint une valeur de 1,5 milliard d’euros.

A présent, l’Allocation Personnalisée Autonomie se charge du soutien financier de 1,1 million de personnes dépendantes. L’APA verse chaque mois en moyenne 490 euros par personne. Or, en moyenne, une personne dépendante paye au moins 1800 euros à domicile et minimum 2500 euros en établissement hospitalisé par mois. Selon l’Insee, les dépenses de l’APA monteront de 7 à 20,6 milliards d’euros d’ici 2040… L’État pourra-t-il encore satisfaire les besoins français ?

Mieux vaut prendre sa vie en main et opter pour une assurance dépendance. Utiliser un comparateur vous guidera vers la bonne assurance, certes, mais tout d’abord faut il encore savoir comparer efficacement et se poser les bonnes questions. Doit-on s’orienter au tarif ? Le niveau de garanties est-il plus important ? Quels sont les critères indispensables au contrat dépendance ? Pour éviter des démarches superflues, voici les six questions clé qui vous mèneront sans erreur à la meilleure assurance, selon vos besoins et votre situation.

1. Quelles sont les conditions d’adhésion ?

Plus vous souscrivez tôt, moins vous payez, c’est la règle d’or pour chaque assurance dépendance. Plus jeune, vous pourrez bénéficier de démarches simplifiées, de tarifs plus avantageux et d’une rente plus haute, vu que vous cotiserez plus longtemps. Préconisez donc une adhésion à 50 ans, vous n’aurez pas de questionnaire médical à remplir grâce au label GAD et vous éviterez des surprimes de 10 à 50 % par rapport au tarif de base.

2. Les niveaux de dépendance, comment sont-ils évalués et définis ?

Pour évaluer le degré de dépendance, l’assureur mesure la limitation fonctionnelle de la personne lorsque celle-ci réalise les actes élémentaires de la vie quotidienne. La grille AGGIR définit les différents niveaux selon 17 critères, la grille AVQ à travers un simple examen, basé sur la réalisation des cinq activités primaires.

3. Que choisir comme niveau de garanties ?

D’après votre état de santé, votre situation financière et familiale et vos souhaits, il faudra choisir l’assurance dépendance qui répondra le mieux à vos besoins, plutôt que de choisir simplement l’assurance la moins chère. Avant tout, le niveau de garanties dépendra surtout de votre décision de soit rester chez vous, soit d’aller dans un établissement hospitalisé. A domicile, vous aurez besoin d’un niveau de garanties forcément plus haut, des prestations par une aide-soin ou ménagère et selon votre choix, un capital perte d’autonomie pour financer certains arrangements éventuels. Dans un établissement, il suffit d’une rente afin de payer pour l’hébergement et les ravitaillements.

4. Quel est le montant de la cotisation ?

La dépendance coûte cher. Une erreur classique lors de la comparaison, c’est de croire que l’assurance la plus économique est forcément la plus avantageuse. Faux ! La bonne question à se poser c’est « Que vaut cette assurance dépendance par rapport aux autres ? ». Par exemple, opter pour une couverture assurance dépendance partielle et totale revient plus cher qu’une couverture assurance dépendance totale, mais en fin compte cette assurance sera plus rentable. Voilà pourquoi. L’assureur n’indemnise que lorsque l’assuré devient dépendant. Si la durée de cotisation arrive à terme et l’assuré n’est pas dépendant, alors il ne recevra rien. Il aura cotiser à fonds perdus. Le risque d’une dépendance totale est moins élevé et donc, si vous ne couvrez que la dépendance lourde, alors vous courez un plus grand danger de cotiser à fonds perdus. Choisir un contrat assurance dépendance type épargne permettra de s’assurer un patrimoine, même si la dépendance ne survient pas mais c’est une option onéreuse.

Prenez garde aux revalorisations contractuelles ! Certains assureurs fixent une augmentation tarifaire annuelle dans le contrat, d’autres varient leurs prix selon l’indice AGIRC, le pouvoir d’achat ou encore l’évolution du plafond de la Sécurité sociale.

Choisissez ensuite la formule de paiement la plus envisageable pour vous. Voulez-vous cotiser par prime unique ? Verser des primes pendant une durée déterminée ou bien préfériez-vous la cotisation viagère ? Étudiez également vos options en cas de cessation de paiement des cotisations. Qu’arrive-t-il si vous n’aviez plus les moyens pour verser vos primes ? Avez-vous la possibilité de réduire la cotisation ? Y a-t-il un avantage solidarité couple pour vous et votre partenaire ?

5. Quel est le montant de la rente et quelles sont les conditions d’indemnisation ?

Dès que la dépendance survient, l’assuré cesse de payer et l’assureur verse la rente définie dans le contrat. Ne vous fixez pas uniquement sur le montant de la rente. Examinez les conditions du versement de la rente. Avant d’indemniser, l’assureur veut vérifier le niveau de dépendance de l’assuré. Soit il délègue un médecin qui se chargera des examens médicaux, soit l’assuré a le droit de choisir son propre médecin traitant. Le constat peut être très différent selon le choix de médecin. Préconisez un médecin traitant, si possible !

6. Quels sont les délais d’attente ?

La plupart des assureurs indemnise sans aucun délai de carence lorsque la dépendance survient subitement après un accident, par exemple une chute. Si la cause d’entrée en dépendance est une affection neurogénérative ou psychiatrique, alors tous les assureurs appliquent un délai de trois ans. Si la dépendance est liée à une maladie fonctionnelle, l’assureur indemnise en règle générale au bout d’un an après le constat.

Le délai de franchise entre le moment d’entrée en dépendance et le premier versement est souvent fixé à trois mois. Toutefois, certains assureurs remboursent aussitôt la perte d’autonomie reconnue. Comparez donc aussi les délais d’attente, afin de ne pas vous retrouver sans rente dans les moments, où vous en aurez besoin le plus.

En tout état de cause, mieux vaut comparer que suivre des avis publics ou des conseils d’amis. Chaque personne a son propre profil et ses propres besoins. Souscrire une assurance dépendance c’est décider de vieillir en bonne santé, en autonomie et atteindre l’indépendance financière grâce à une rente mensuelle à vie et des prestations d’assistance.

Pour en savoir plus, je recommande 6 questions-clé pour mieux comparer, cet article rentre plus dans le détail, tout en montrant les erreurs classiques à éviter lors du choix d’une assurance avec un comparatif.